Le renouvellement pour cinq ans du partenariat entre TotalEnergies Marketing Tunisie, la Société des Boissons de Tunisie et ses filiales remet en lumière un poste stratégique pour les entreprises : le suivi de l’énergie consommée par leurs véhicules.
Le contrat annoncé concerne la fourniture de produits et de services énergétiques à la SBT, à la Société Tout Transport et à la Société des Conditionnements de Tunisie. Aucun volume, tarif ou objectif chiffré d’économie n’a été communiqué. Il serait donc hasardeux d’évaluer l’impact financier de cet accord.L’annonce permet néanmoins d’identifier les outils dont une entreprise tunisienne a besoin pour contrôler une flotte de voitures, d’utilitaires ou de poids lourds.
Le coût par kilomètre
Le montant total dépensé en carburant ne suffit pas. Il doit être rapporté au kilométrage réellement parcouru par chaque véhicule.Le coût par kilomètre facilite la comparaison entre deux modèles, deux conducteurs ou deux itinéraires. Une hausse brutale peut signaler un problème mécanique, une évolution des parcours, une charge plus importante ou un usage non prévu.
La consommation par véhicule
Chaque véhicule doit disposer de son propre historique : litres achetés, kilométrage, fréquence des pleins et consommation moyenne.Comparer uniquement la moyenne générale de la flotte peut masquer les anomalies. Un utilitaire chargé, un véhicule urbain et une berline affectée aux longs trajets ne doivent pas être évalués selon la même référence.
Le carburant par mission
Pour une activité de livraison ou de transport, la consommation doit aussi être rapprochée du travail effectué : kilomètres de tournée, nombre de livraisons, passagers transportés ou tonnage déplacé.
Cette approche permet de distinguer une véritable dérive d’une hausse liée à l’activité. Elle aide également à construire des itinéraires plus cohérents et à mieux choisir le véhicule affecté à chaque mission.
Les transactions inhabituelles
Une carte carburant associée à un véhicule ou à un conducteur améliore la traçabilité. Les outils présentés par TotalEnergies Tunisie permettent notamment de consulter les transactions, de suivre les dépenses et de mettre immédiatement une carte en opposition.
Une entreprise peut ainsi créer des alertes internes : plusieurs opérations rapprochées, quantité incompatible avec le réservoir, achat en dehors des horaires habituels ou transaction éloignée de la zone d’activité.
Le contrôle doit toutefois rester proportionné et transparent. L’objectif est de protéger l’entreprise et le conducteur, pas de remplacer l’organisation par une surveillance permanente.
L’entretien et l’immobilisation
Une consommation en hausse peut résulter d’une pression de pneus insuffisante, d’un filtre encrassé, d’une géométrie dégradée ou d’un entretien reporté. Les données carburant doivent donc être rapprochées du calendrier de maintenance.Le temps d’immobilisation est également un coût. Un véhicule moins gourmand mais fréquemment indisponible peut être moins rentable qu’un modèle légèrement plus énergivore, mais plus adapté à son usage.
Passer du paiement au pilotage
La carte carburant ne constitue qu’un moyen de paiement si les données ne sont jamais analysées. Pour devenir un outil de gestion, elle doit alimenter un tableau de bord simple, régulièrement vérifié et relié aux kilométrages, aux missions et à l’entretien.Pour une PME, quelques indicateurs correctement suivis valent mieux qu’un système complexe abandonné après quelques semaines. La bonne méthode consiste à définir une consommation de référence, détecter les écarts, comprendre leur cause puis mesurer le résultat des corrections.