Dacia ouvre en France les commandes du Striker, un crossover de 4,62 mètres situé entre le break et le SUV. Son arrivée en Tunisie n’est pas annoncée, mais ses motorisations hybrides et sa conception pragmatique donnent une indication intéressante sur l’évolution future de la marque.
Le Striker ne cherche pas à reproduire exactement la formule d’un SUV classique. Sa carrosserie plus basse vise à réunir l’habitabilité d’un break, la garde au sol d’un crossover et une meilleure efficacité aérodynamique.
Avec une hauteur de 1,53 mètre, une garde au sol de 19 centimètres en version deux roues motrices et jusqu’à 600 litres de coffre, il privilégie les usages familiaux et les longs trajets. Son gabarit le place toutefois nettement au-dessus des Sandero et Logan actuellement proposées en Tunisie.
Trois propositions électrifiées
La gamme annoncée comprend un mild hybrid-G 140 associant hybridation légère et bicarburation essence-GPL, un hybride de 155 ch et un hybride 150 à quatre roues motrices.
Pour la Tunisie, le choix d’une motorisation demanderait une analyse différente de celle menée en Europe. La consommation réelle, la simplicité d’entretien, la disponibilité du carburant approprié et le coût des composants hybrides seraient plus importants que la seule puissance affichée.
L’hybride 155 présente sur le papier la proposition la plus accessible à l’usage urbain. Dacia annonce une consommation homologuée de 4,2 l/100 km et la possibilité de circuler en mode électrique pendant une part importante des trajets en ville. Ces résultats devront naturellement être confirmés dans les conditions locales, avec la chaleur, la climatisation et un trafic souvent irrégulier.
Ne pas convertir directement le prix européen
En France, le Striker débute à 23 490 euros avec le moteur mild hybrid-G 140. Ce montant ne permet pas d’estimer un éventuel prix tunisien : fiscalité, homologation, transport, quotas et composition de gamme peuvent profondément modifier le tarif final.
Dacia Tunisie n’affiche pour le moment que le Duster, les Sandero, la Sandero Stepway et la Logan. Le Striker ne figure donc pas encore dans le catalogue local.
S’il devait être importé, son intérêt dépendrait d’un positionnement suffisamment éloigné des SUV plus chers. Son coffre, sa garde au sol et ses motorisations sobres seraient ses meilleurs arguments, davantage qu’une course aux équipements.